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Les divers mouvements sociaux


La Révolution de 1830, suscita parmi les mineurs l'espoir d'une révision et d'un progrès de leurs conditions de travail.

Dès le début du règne de Louis Philippe, des grèves eurent lieu.

En  1833, ce fut "l'émeute des quatre sous" .Dans un mouvement spontané, sans motivation politique, les mineurs arrêtent le travail.

Ce mouvement eut deux causes :

La première cause était à une diminution de salaire. Celui-ci était passé de trente quatre sous à trente sous. Cette diminution avait été décidée en 1824 par la Compagnie pour résister à la concurrence du charbon Belge.

Cette baisse de salaire s'accompagna par ailleurs d'une intensification du travail dans la mine : Les compagnies houillères étaient soucieuses de faire fructifier l'argent investi pour obtenir une  plus value maximale quel qu'en soit le prix social.

La population minière souffrit alors d'une grande misère économique, physique et morale. De plus le choléra sévissait. Près de 1800 ouvriers étaient inscrits au registre de l'assistance publique.

La deuxième cause était psychologique et beaucoup plus profonde. Les mineurs manifestaient pour l'atteinte à leur dignité blessée et leur révolte était motivée par l'opposition de la Compagnie à toute amélioration de leur misérable sort.

La Compagnie, dont les principaux dirigeants, comme Joseph Périer, étaient surnommés "les Parisiens ", s'était détachée de ses ouvriers et les soumettait à l'humiliation permanente. Les mineurs souhaitaient être dirigés par les descendants de Jacques et de Pierre Mathieu, les découvreurs du charbon.

Ce fut le 17 Mai que commencèrent les troubles sérieux. Deux à trois cent mineurs se rassemblèrent devant l'hôtel de ville de St Waast "en chantant à bas les Parisiens,  vivent les Mathieu d' Anzin". La foule réclamait une augmentation de salaire de quatre sous mais exigeait que l'on lui livrât trois agents supérieurs : Monnier - Dournay et Quinet. Le logement de Monnier fut dévasté et lui même dut s'enfuir précipitamment. Sous les exhortations de Marc Jennings, agent général de la mine, de C. Joseph Mathieu et du curé d'Anzin les mineurs se calmèrent, mais l'intervention maladroite de la gendarmerie mobilisa à nouveau les mécontents.

Le travail cessa malgré les interventions du maire et du curé, mais le calme semblait être revenu.

Le 20 mai connut une recrudescence du mouvement de grève. Denain et Abscon furent gagnés par le mouvement. Les hussards durent charger au sabre nu.

Les mineurs s'obstinaient à occuper la fosse Longpré à St Waast. Le 22 mai, après une  journée d' un calme précaire, les autorités décidèrent d'en finir : trois à quatre mille hommes de troupe occupèrent les corons. Le 24 mai, Joseph Périer principal administrateur de la Compagnie, arriva à St Waast où le calme régnait partout. Mais les mineurs d'Anzin et de St Waast, sûrs de leur bon droit, menacèrent d'aller chercher fortune ailleurs et ne reprirent le travail que le 27 mai.

A la suite des graves événements dix neuf mineurs furent jugés, trois seulement savaient lire et écrire et neuf avaient moins de 25 ans. Grâce à la défense admirable de leurs avocats Me Regnard et Me Grar, on eut l'impression que c'était la Compagnie qui passait en jugement. Treize inculpés furent remis en  liberté, deux, condamnés à un mois de prison, deux, à quinze jours, deux à huit jours.

Les quatre sous furent rendus.

Un mouvement de grève très limité se produisit encore en décembre mais il échoua et le 18 décembre l'ordre régnait à Anzin.

Cette grève "des quatre sous" mit en évidence les contradictions existant entre la bourgeoisie dominante et oisive, cherchant à s'enrichir par tous les moyens, et le prolétariat minier producteur et exploité.

Les mineurs prirent conscience de leur misérable condition, mais aussi de leur cohésion.


D'autres mouvements de grève survinrent plus tard :

En 1837 du 1er au 30 juillet , en 1841 , réprimée par la troupe , en 1846, du 9  au 21 juillet, ce mouvement fut couronné de succès puisque le salaire  passa de 2 F00 à 2F30  par jour

En 1847, le salaire moyen étaient de 2F25 à 2F50 par jour de douze heures de travail.

En 1848 la crise économique sévissait amenant le chômage. Des troubles graves éclatèrent. Les mineurs se mirent en grève d'autant que la Compagnie voulait remplacer les hercheurs ( ceux qui poussaient les berlines) par des chevaux. Le 6 mars Alexandre Rey fut envoyé par le gouvernement  pour rétablir le dialogue et chercher un terrain d'entente. Les salaires passèrent de 2.30F à 2.50 F, mais des chevaux furent descendus dans la mine.

Le 15 mars, la population ouvrière forma le comité provisoire républicain.

La production de la compagnie continuait sa progression :
En 1850, elle était de 669 000 tonnes, en 1860, de 930 000 tonnes, en 1870 elle passait 1 633 000 tonnes.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 par Louis Napoléon provoqua une certaine effervescence dans la corporation des mineurs, le 5 décembre 1852 l'Empire fut proclamé.

Les mineurs se mirent en grève en 1855  et en octobre 1864 sans grand succès.

Cependant ils obtinrent une hausse de salaire lequel passa de 2.75 F à 3.00 F après un arrêt de travail du 2 au 10 octobre 1866.

En 1856 la ville d'Anzin comptait 5856 habitants pour passer à 7283 habitants en 1866 dont 32 % étaient Belges.

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