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La fermeture de la dernière mine


La France dit solennellement adieu à ses mineurs

Creutzwald 23 04 2004
CREUTZWALD (Moselle) (AFP), le 23-04-2004

Le dernier bloc de charbon français devait être symboliquement remonté vendredi soir du puits de la Houve à Creutzwald (Moselle), à l'issue d'une cérémonie solennelle scellant définitivement près de trois siècles d'histoire charbonnière.

La soirée a démarré vers 19H30 avec l'arrivée du ministre délégué à l'Industrie Patrick Devedjian, venu rendre l'hommage de la nation aux générations de mineurs qui se sont succédés dans les différents bassins miniers français.

Quelque 2.500 personnes étaient attendues sous l'immense chapiteau dressé sur le carreau de La Houve qui ouvrira exceptionnellement ses portes au public durant le dernier week-end d'avril.

La soirée devait se poursuivre par un spectacle vivant, fresque en dix tableaux, préparée par des mineurs et leurs familles sur le thème de l'aventure du charbon. Cette scénographie sera rejouée samedi et dimanche.

Auparavant, une minute de silence devait être observée en hommage aux nombreux mineurs morts au fond.

Baptisé "Les enfants du charbon", le spectacle se veut un message d'espoir, un signe de confiance en l'avenir car ce dernier puits qui ferme n'est pas pour nous synonyme d'enterrement mais plutôt d'une page qui se tourne", expliquait-on vendredi à Charbonnages de France.

A l'extérieur, des démonstrations de matériel roulant, spécialité de la Houve, devaient être proposées grâce à un éclairage mettant en valeur terrils et chevalements.

Des expositions historiques, photographiques, artistiques seront présentées aux visiteurs: portraits de mineurs de toutes les époques, clichés signés Jacques Grison présentant le travail du mineur au fond, sélection de photos anonymes des familles de mineurs.

Plusieurs films seront projetés tout au long du week-end dont l'un, tourné en relief, présentera en trois dimensions la journée d'une équipe de la Houve "de la descente à la remontée".

Dimanche matin, une messe sera célébrée sous le chapiteau par l'évêque de Metz, Mgr Raffin, en hommage à la mine et aux mineurs.

"Cet office est pour nous une façon de dire que si l'extraction du charbon s'arrête en France, les valeurs de la mine ne disparaîtront pas pour autant", a-t-on précisé à Charbonnages de France.

Le public pourra également observer des maquettes de sujets miniers tels que des chevalements, des machines et des chantiers reconstitués.

Le site restera ouvert toute la semaine afin de permettre aux visiteurs qui le souhaitent, de voir, pour la dernière fois, une mine en activité.

Si l'extraction charbonnière cesse officiellement vendredi à la Houve, des travaux de dépollution et de sécurisation vont toutefois se poursuivre durant quelques mois, la fermeture définitive du site étant programmée pour la fin de l'année 2004.


La France dit solennellement adieu à ses "gueules noires"

Creutzwald
CREUTZWALD (Moselle) (AFP), le 24-04-2004

Vendredi 21H20, sous le chapiteau dressé sur le carreau de la Houve, à Creutzwald : le dernier bloc de charbon français fait son apparition sur la scène, éclairé des seules lampes frontales d'une poignée de mineurs, scellant ainsi à jamais l'histoire charbonnière du pays.

L'émotion est alors à son comble, les yeux brillent dans la salle où 2 500 invités ont pris place. Quelques larmes perlent pudiquement sur les dernières "gueules noires".

L'hommage voulu par Charbonnages de France pour marquer la fin de l'extraction du charbon en France a trouvé son point d'orgue dans ce moment digne et solennel où les derniers mineurs français, accompagnés de quelques enfants, ont dit adieu à la mine.

La soirée avait démarré un peu plus tôt avec l'arrivée du ministre délégué à l'Industrie Patrick Devedjian venu rendre l'hommage de la Nation aux générations de mineurs qui se sont succédé dans les différents bassins miniers français.

Auparavant, une minute de silence avait été observée en hommage aux hommes morts  au fond, victimes des accidents qui ont endeuillé la corporation minière au cours du XXème siècle.

"Au fond, j'ai ressenti des choses qu'on ne peut pas ressentir à la surface et j'ai compris le changement qui peut s'opérer entre les hommes lorsque l'on est dans cette situation", a déclaré Patrick Devedjian, invité à descendre dans le puits de la Houve, à 500 mètres sous terre.

"Dans la mine, il n'y a plus de différences de couleurs, de différences d'accents et moi, qui suis un fils d'immigré, je mesure la force d'intégration de la mine", a-t-il ajouté.

La soirée devait se poursuivre par un spectacle vivant, fresque en dix tableaux préparée par des mineurs et leurs familles sur le thème de l'aventure du charbon. Cette scénographie sera rejouée samedi et dimanche.

Baptisé "Les enfants du charbon", "le spectacle est une façon pour nous de mettre des mots sur le silence, de donner la parole aux mineurs qui sont les seuls à pouvoir exprimer ce qu'ils ressentent en ce moment", a pour sa part déclaré Philippe de Ladoucette, président de Charbonnages de France.

Au milieu de l'assistance, quelques mineurs ont évoqué avec nostalgie leurs années de mine.

"C'est vrai que c'était dur, plusieurs fois je suis remonté blessé, mais pour rien au monde je n'aurais voulu faire autre chose de ma vie", assure Daniel Kocevar, mineur retraité venu soutenir ses derniers camarades.

Louis Gauthier, ancien chef porion (contremaître) à la Houve, est amer: "Jamais cette mine n'aurait dû fermer, elle était performante et technologiquement en pointe, c'est un vrai gâchis".

D'autres déçus de la fermeture, les mineurs de la CGT, dont le syndicat n'avait pas signé le pacte charbonnier en 1994, ont manifesté leur désaccord en distribuant des tracts à l'entrée du site.

L'hommage doit se poursuivre samedi et dimanche sur le site de la Houve qui sera exceptionnellement ouvert au public.

Des expositions historiques, photographiques, artistiques seront présentées aux visiteurs : portraits de mineurs de toutes les époques, clichés signés Jacques Grison présentant le travail du mineur au fond, sélection de photos anonymes des familles de mineurs.

Dimanche matin, une messe sera célébrée sous le chapiteau par l'évêque de Metz, Mgr Raffin, en hommage à la mine et aux mineurs.

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